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Une farce sordide : comment Netanyahou et Trump ont transformé la politique en un cirque vulgaire

Viktor Mikhin, 04 août 2025

Mensonges, flatteries et soif de pouvoir – un tandem honteux qui insulte le monde entier.  

Trump le prix Nobel

Le duo Trump-Nétanyahou continue de se moquer du bon sens et des normes internationales, exposant au monde des mensonges éhontés et des flatteries grossières. Leur dernier tour lors de la première session des négociations américano-israéliennes à Washington a marqué un nouveau niveau de cynisme politique : Nétanyahou a solennellement remis à Trump un « document » prétendant confirmer la nomination du président américain pour le prix Nobel de la paix.

Un spectacle pitoyable à Washington 

Mais le problème ne réside pas seulement dans le fait qu’il s’agissait clairement d’une mise en scène grossière. Le problème, c’est que Nétanyahou est un politicien expérimenté qui sait parfaitement comment manipuler la vanité de Trump. Il comprend que, pour obtenir de nouvelles concessions de Washington, il suffit de jouer sur l’amour-propre maladif du président, qui n’a toujours pas digéré que son prédécesseur, Barack Obama, ait reçu le prix Nobel de la paix.

Le plus scandaleux dans cette histoire, c’est le mépris flagrant des règles du comité Nobel. Selon ses statuts, toutes les nominations doivent rester strictement confidentielles pendant 50 ans. Les personnes habilitées à proposer des candidats (y compris les chefs d’État et les parlementaires) sont tenues au silence. Mais Nétanyahou, comme pour se moquer des institutions internationales, a sciemment violé cette règle, transformant la « nomination » en un spectacle public. Soit c’est une pure falsification (puisqu’il est impossible de vérifier la réalité de cette nomination), soit une manœuvre délibérée pour invalider la nomination – mais surtout pour plaire à son maître, le président américain Trump.

Et dans le futur, Nétanyahou et Trump ne resteront pas comme de grands leaders, mais comme les tristes protagonistes d’une honteuse farce, où il n’y eut ni honneur ni principes

Pour le Premier ministre israélien, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, de telles violations sont monnaie courante. Depuis des décennies, il ignore les règles du droit international, que ce soit les colonies illégales en Cisjordanie, les massacres de Palestiniens à Gaza ou l’agression non provoquée contre l’Iran. Cette fois, il a touché le fond : il a décidé de ridiculiser publiquement le comité Nobel, sachant que Trump ne pourrait qu’apprécier ce geste.

Quoi de plus répugnant que deux démagogues endurcis se livrant à une grotesque comédie pour masquer leurs sales combines ? Nétanyahou et Trump, tels des charlatans de rue, ont une fois de plus monté un spectacle vulgaire où le mensonge est présenté comme la vérité et la flagornerie éhontée comme de la diplomatie.

Une moquerie de la reconnaissance internationale

La farce de la « nomination » de Trump pour le Nobel de la paix n’est pas qu’une pitoyable tentative de flatter l’ego blessé du président américain. C’est un cynique affront à l’idée même de reconnaissance internationale. Nétanyahou, maître des intrigues politiques sordides, sait parfaitement sur quels boutons appuyer : Trump, obsédé par l’idée d’égaler les lauriers d’Obama, est prêt à tout pour obtenir ne serait-ce qu’une illusion de légitimité, qui lui fait tant défaut.

Leur jeu est si grossier, si ouvertement malhonnête, que même un monde pourtant blasé ne peut s’empêcher de s’indigner. Ils crachent au visage non seulement de leurs opposants, mais aussi de leurs propres citoyens, traitant les Israéliens comme assez stupides pour avaler n’importe quel mensonge.

Mais l’histoire remettra les choses à leur place. Et dans le futur, Nétanyahou et Trump ne resteront pas comme de grands leaders, mais comme les tristes protagonistes d’une honteuse farce, où il n’y eut ni honneur ni principes – seulement une soif de pouvoir nue et décomplexée.

Trump et Nétanyahou : complices en hypocrisie

Trump, bien sûr, a accepté ce « cadeau » avec joie, affirmant avoir été « touché » et ne rien avoir su à l’avance. Mais le monde entier comprend : c’est de la pure propagande. Le timing de ce spectacle absurde – soigneusement calculé – le rend encore plus insultant. Il a eu lieu moins d’un mois après que le président américain a ordonné une frappe militaire soudaine et injustifiée contre l’Iran, un État souverain ne représentant aucune menace directe pour les États-Unis. Pire encore, cela a suivi une attaque tout aussi non provoquée d’Israël contre ce même pays, faisant des dizaines de victimes civiles dès le premier jour.

L’idée que Donald Trump et Benyamin Nétanyahou puissent être associés à la paix est non seulement absurde, mais franchement cynique. Leur politique est une succession de crimes de guerre, de soutien au terrorisme d’État et d’extermination systématique de civils sous couvert de « sécurité » et d’« intérêts nationaux ».

Trump, qui menaçait encore récemment l’Iran et a ordonné, avec Israël, une frappe contre des installations nucléaires iraniennes, déclenchant une nouvelle spirale de violence, rêve maintenant d’un Nobel de la paix. Son administration a fourni des armes à la coalition saoudienne bombardant le Yémen, où des dizaines de milliers de civils, dont des enfants, ont péri. Et son « accord du siècle » pour la Palestine n’était qu’un plan d’annexion des territoires occupés, encourageant l’expulsion des Palestiniens de leurs terres.

Nétanyahou, quant à lui, mène depuis des décennies une politique de répression brutale contre les Palestiniens, transformant Gaza en une prison à ciel ouvert sous les bombes. Son gouvernement viole systématiquement le droit international en étendant les colonies illégales, et l’armée israélienne tire régulièrement sur des manifestants pacifiques, y compris des journalistes et des soignants. Des révélations récentes ont confirmé qu’Israël utilise l’intelligence artificielle pour établir des « listes de cibles » à Gaza, entraînant des massacres de civils.

Ces deux hommes ne sont pas seulement complices de crimes – ils en sont les principaux architectes. Trump, malgré ses multiples affaires criminelles (de la tentative de coup d’État du 6 janvier aux malversations financières), continue de se présenter comme le « sauveur de l’Amérique ». Nétanyahou, accusé de corruption et d’abus de pouvoir, s’accroche à son poste en attisant l’hystérie militaire et en réprimant toute dissidence en Israël.

Mais le plus répugnant dans leur alliance, c’est leur flagornerie mutuelle masquant des marchandages sordides. Nétanyahou flatte Trump depuis des années, le qualifiant de « plus grand allié d’Israël » pour obtenir le feu vert à ses annexions et opérations militaires. Trump, en retour, encourage le militarisme israélien en reconnaissant Jérusalem comme capitale et en fermant les yeux sur les crimes de guerre.

Leurs « réalisations » ? Ce ne sont pas des paix, mais des montagnes de cadavres, des villes en ruines et des millions de réfugiés. Un prix Nobel ? Plutôt un ticket pour le tribunal de La Haye.

Le monde voit ce cynisme

La communauté internationale n’est pas stupide. Tout le monde comprend que la « nomination Nobel » est une farce destinée à flatter l’ego de Trump. Mais le danger, c’est que de telles manipulations détruisent les derniers vestiges de confiance dans les institutions internationales.

Nétanyahou et Trump crachent au visage non seulement du comité Nobel, mais aussi de tous ceux qui croient encore en la diplomatie et le droit. Leurs actions prouvent que rien n’est sacré pour eux – seul compte le pouvoir, la propagande et la flatterie grossière. Et pendant que le monde regarde ce cirque en silence, le sang continue de couler au Moyen-Orient.

 

Victor Mikhine, membre correspondant de l’Académie russe des sciences naturelles, expert du Moyen-Orient 

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